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Chimistes pour l'environnement

Seize ans de développement durable à l’Université Laval

16 Juin 2010 , Rédigé par Thierry Publié dans #Université Laval

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À l’occasion de la journée de réflexion sur la mise en œuvre de la loi québécoise sur le développement durable dans l’administration publique, M. Bernard Garnier, Vice-recteur aux études et aux activités internationales, a dressé un portrait de la politique de développement durable de l’Université Laval.

 

Un an après le dépôt par l’ensemble des ministères et organismes publiques de leur plan d’action de développement durable (DD), il était opportun de réunir les différents responsables en la matière pour faire un bilan des progrès réalisés et des obstacles qu’ils ont dû franchir. C’est ainsi que l’Institut Hydro-Québec en Environnement, Développement et Société, en association avec la Chaire de recherche du Canada en droit de l’environnement, ont organisé le 10 juin dernier une journée dédiée à ce sujet. À cette occasion, M. Bernard Garnier a été invité à présenter un bilan de la politique de DD de l’Université Laval (UL). Celui-ci a d’abord fait quelques rappels historiques sur le DD à l’Université Laval et a mentionné quelques succès et certaines difficultés qui ont été rencontrées.

 

La prise en compte institutionnelle de l’environnement à l’UL remonte à 1994, avec l’adoption d’une loi environnementale pour le campus. C’est de cette loi qu’est issue l’instauration du programme de récupération multimatières, une première parmi les universités québécoises. Un second souffle a été donné à cette démarche avec l’arrivée de M. Denis Brière en tant que recteur. Ainsi, en février 2008 étaient adoptées les orientations de développement pour l’horizon 2012, dont un des points mentionnait que l’UL devait devenir « une université moderne, qui s’investit dans le développement durable et qui gère ses ressources de façon responsable ».

 

Une table de concertations a donc été mise en place pour consulter les membres en ce qui a trait au DD, conduisant en novembre 2008 à la politique institutionnelle de développement durable dont messieurs Éric Beauce et Pierre Lemay sont les parrains. Cette politique doit assurer la mise en place d’actions structurantes, ainsi que leur cohérence et leur efficacité. Ainsi, toutes les décisions prises doivent s’articuler autour de cette politique. À titre d’exemple, des cibles et des indicateurs de performances des actions ont été mises en place et leur suivi est assuré. Un fonds de 2 millions de dollars sur 5 ans a été débloqué pour soutenir des initiatives novatrices de la communauté universitaire. Chaque projet est évalué selon son adéquation à la politique, son impact et la visibilité qu’il donne à l’UL. En septembre 2008 a été lancé le portail web qui soutient le cheminement.

 

Une conseillère en achats écoresponsables, Marie-Michèle Couture, a également été engagée au service des finances. Ce printemps, l’UL a mené une grande campagne de sensibilisation concernant les économies d’énergie tandis qu’était mis à la disposition de la communauté universitaire un guide des événements écoresponsables rédigé sous la supervision de Claudie Tremblay du service des immeubles. M. Garnier a mentionné que les aspects sociaux et économiques du DD sont pris en considération par d’autres réalisations telles le virage santé et le budget équilibré. Des récompenses se sont vues décernées, notamment les résidences étudiantes qui ont reçu la certification Établissement Vert Brundtland 2008. Plus récemment, en septembre 2009, l’UL a obtenu la certification « campus durable » de la Coalition Jeunesse Sierra (CJS), en même temps que l'Université du Québec à Trois-Rivières et l'Université de Sherbrooke. Par leur conception et leur réalisation, le pavillon Krüger s’est octroyé le prix « bâtiment vert » de l’ordre des architectes du Québec en 2007 tandis que le pavillon Ferdinand-Vandry recevait en 2008 la mention « écoénergie » de Ressources Naturelles Canada.

 

L’heure est actuellement au bilan puisqu’un rapport sur les actions de DD qui ont entreprises va prochainement être rendu public. À l’écoute de M. Garnier ainsi que tous des responsables des plans d’action de DD de l’administration publique, on se rend compte que les difficultés pour mettre en place ces nouvelles idées et que les points importants pour la réussite de la mise en œuvre sont souvent les mêmes. Dans le cas de l’UL, M. Garnier insiste sur le fait que chaque action de DD doit être cohérente et complémentaire aux autres, qu’il est essentiel de maintenir l’adhésion des membres, que le principe des petits pas est la meilleure méthode (il ne faut pas vouloir tout faire en même temps), que la gestion doit rester souple, et surtout, qu’il faut être convaincu et convaincant. Nul doute que c’est le cas à l’UL ! Puisse le DD continuer de se développer ainsi à l’UL !

 

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